vendredi 3 mai 2013

2012-10-22 Crêt de Chalam

Olivier, mon ami accompagnateur, ayant quelques jours de libre, je lui propose de venir me rejoindre dans le Jura pour une belle rando au Crêt de Chalam, sommet relativement isolé qui offre du haut de ses 1545 m, une magnifique vue sur le Haut Jura et l'anticlinal des Monts Jura.

Arrivant du Pilat et pour lui éviter un réveil aux aurores je l'invite à me retrouver vers 10h30 devant l'église de Chezery pour nous rendre ensemble au départ de la balade au hameaux de Forens.

A 10h50, nous voilà à pied d’œuvre pour une longue montée qui nous conduira d'abord à la cascade des Etres.


 Dés les premiers pas, nous découvrons des arbres aux couleurs flamboyantes, resplendissants sous les rayons du beau soleil d'arrière saison qui baigne le fond du vallon.  Pour éteindre cet incendie automnal, quoi de mieux que cette eau omniprésente qui dévale les pentes, saute les barres et rebondit de blocs en blocs nous offrant ainsi une multitude de petites cascades étincelantes.










J'ai la drôle de sensation que plus nous montons plus l’automne nous régale de ses magnifiques couleurs.  Nous sommes obligés de nous arrêter tous les dix mètres pour admirer un arbre encore plus éclatant que le précédent.



L'arrivée à la cascade des Êtres nous éblouie littéralement! Chaque angle de vue est un patchwork rouge, jaunes, ou orangé, le tout surligné par la blancheur des eaux du ruisseau de Forens et l'ombre des sous bois. C'est sous toutes les coutures que nous photographions cette belle chute d'eau avant de poursuivre notre ascension.


A 850m d'altitude nous quittons le fond du vallon et montons sur la croupe qui nous conduira au Crêt de Chalam. La montée est raide et la clairière du petit Mannet nous permet une pause bienvenue.





Là aussi le soleil inonde le paysage de sa douce lumière.  Les verts tendre de l'herbe et des hêtres contrastent avec les plus sombre des épicéas. Un bouquet de cosmos roses apporte une petite note estivale.


Nous poursuivons notre rude grimpette.
Un peu plus haut les ruines du Grand Mannet se trouvent au cœur d'une superbe hêtraie que les couleurs d'automne rendent magique.
 
Le sentier, escarpé et long, nous permet malgré tout d’émerger des bois cinquante minutes plus tard, peu après les ruines de La Crête.


 Les derniers mètres sont en principe vite avalés  mais aujourd'hui nous prenons le temps d'admirer la Roche Franche et la vue plongeante sur la vallée de la Valserine.


13h25. Nous voici au Crêt de Chalam, je découvre la nouvelle table d’orientation.
Après une belle série de photos, nous nous installons pour déjeuner tout en profitant de la beauté des paysages jurassiens.


14h30 Nous voilà rassasiés. Il faut maintenant penser à descendre d'autant plus que la nuit tombe tôt en cette fin octobre.

Nous piquons alors "droit dans le pentu" vers le petit chalet du Marquisat, l’œil inexorablement attiré par les couleurs de l'alpage de Mont Plat et de l'autre coté de la Valserine par l'immense barre de la Roche Franche.

Au fur et a mesure que nous descendons, nous découvrons au nord, les magnifiques couleurs des hêtres de la Combe du Georgeai.

Après une petite séance photos, nous faisons un petit détour par le Marquisat histoire d'admirer la porte gravée puis nous décidons d'aller du coté du Mont Plat voir si les arbres sont plus beaux là-bas.



Ce petit détour nous offrit de jolies perspectives sur le Crêt de Chalam.



Joli petit plateau que ce Mont Plat!


Nous nous en mettons plein les yeux! Tout en nous dirigeant peu à peu vers la Montagne des Moines nous stockons dans notre mémoire et dans nos appareils photos un grand nombre d'images!




Petit à petit la surface des alpages diminue, le Crêt de Chalam s'éloigne et nous pénétrons bientôt sous le couvert des hêtres.
J'aime beaucoup cette hêtraie et le petit coté oublié que nous offre le sentier qui se perd parmi les feuilles colorées. Ce jour là, quel spectacle!


La descente se poursuivant nous débouchons bientôt sur les prairies de L'Arête qui nous offrent le bouquet final de cette journée colorée!
 


Le reste n'est plus qu'une formalité, une belle dégringolade pour rejoindre la route, suivi par 200 mètres de goudron et nous retrouvons la voiture! 
Nous y sommes à 17h20, fourbu,  mais heureux! Nous avons désormais suffisamment de couleurs plein la tête pour pouvoir affronter les longs mois de blanc de l'hiver qui nous attend!

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