jeudi 13 mars 2014

2014-02-19_Charabotte

En ce mercredi après-midi un petit soleil d'hiver inonde le Pays de Gex, c'est la bonne occasion pour aller faire un petit tour du coté de l'Albarine.
Il y a quelques années j’étais allé y visiter une parti des tunnels de la ligne du train fantôme. En 1880 le projet d'une ligne reliant Tenay à Hauteville voit le jour. Les travaux commencent en 1909. La Grande Guerre y mettra un frein, les rails sont récupérés par l'armée qui a grand besoin de cet acier. En 1919 les travaux reprennent mais le connaissent de nombreux problèmes d'infiltration et d’éboulement. Finalement en 1933 la voie est inaugurée mais on décide alors de l'électrifier. On démonte alors les rails pour les changer par de plus appropriés pour ce nouveau type de convoi, mais le budget de ne vient pas! Le conseil général décide ne 1936 l'abandon de la voie qui n'aura finalement jamais vu un passager l'emprunter!
Reste que cette ancienne voie fait depuis le bonheur des randonneurs qui peuvent profiter de son spectaculaire tracé en balcon au dessus la vallée de l'Albarine.

Mon idée de base était de partir de Nantuy d'emprunter les tunnels de l'ancienne voie ferrée puis de descendre vers le fond de la vallée pour remonter vers la cascade de Charabotte. Là, la carte Top25 de l'IGN laisse entendre qu'il existe un sentier pour remonter à Nantuy mais j'ai un gros doute vu la configuration des lieux dans mon souvenir.

15h15 Me voici à Nantuy, je traverse le village et emprunte bientôt le sentier à l'est vers la cascade. Il n'y a pas de neige mais le sentier est gras, pour ne pas dire très gras par endroit. J'arrive bientôt à la chute d'eau.
La vue est spectaculaire, 120m de vertical me séparant du fond de l'abime!







A ma droite les falaises orangées sont superbes mais ne laissent entrevoir aucun possibilité de remonter du pied de la cascade, voilà qui me conforte dans mon idée.
Par contre rive gauche, j'aperçois une sente qui à l'air de remonter. Sentier de bête où véritable itinéraire pédestre, si c'est le cas, j'aurai probablement plus d'indices une fois en bas!

Avant de descendre il me faut d'abord emprunter l'ancienne voie ferrée. Celle-ci commence par un long tunnel. Ma frontale à la main je pénètre dans l'obscurité...



Au bout de quelques dizaine de mètre une fenêtre à ma gauche me permet de découvrir le fond de la vallée et un accès à la via ferrata de Charabotte, mais je ne suis pas là pour ça et je continue donc dans le tunnel.

La sortie de ce premier ouvrage est vraiment spectaculaire en plein milieu de la paroi qui domine l'Albarine. Attention à ne pas sortir du sentier!





La suite du parcours est une succession de tunnel qui offrent à chaque sortie ce superbe panorama.


La large voie se végétalise peu à peu et les éboulements la rende parfois déversente tant et si bien que c'est par un étroit sentier que je rejoins la route de Lacoux. Je traverse celle-ci pour rejoindre le ruisseaux des Combes. La voie ferrée continue avec de nouveaux tunnels mais l'heure avance et je ne peux explorer bien plus loin celle-ci. Je descend à Charabotte par le sentier qui longe le ruisseau. Je découvre alors sans difficulté l’étroit sentier qui mène à la cascade.


Celui ci monte doucement dominant l'Albarine en rive droite d'une quinzaine de mètre. Il est alors tracé à travers des éboulis et plutôt agréables.

Plus loin, il coupe des ravins où l'eau est omniprésente et quelques traversées de ruisseaux sur des pierres bien glissantes et moussues sont assez scabreuses mais finalement j’aperçois la cascade à travers les arbres sans avoir mis un pied dans l'eau!







Encore quelques mètres! Le sentier devient plus raide et glissant; Me voilà enfin au pied de la cascade, c'est magnifique. Les pluies de cette hiver humide dévalent les 120m de la chute d'eau dans un bruit de tonnerre.


Je cherche des yeux un sentier qui me permette de rejoindre le haut, mais je ne vois rien qui ressemble à un itinéraire possible, seul un chamois m'observe rive droite. Rive gauche, ça a l'air possible de remonter à travers bois vers la D21, mais il est 17h30, dans 45 minutes il fera nuit, je ne vais pas partir à l'aventure maintenant. Je décide donc de revenir sur mes pas!



 J'enfile les gantelets de mes bâtons pour une remontée canon qui me permet de sortir du dernier tunnel au moment ou les ultimes rayons du soleil irisent le ciel et m'offrent une dernière vue superbe sur la vallée de l'Albarine!




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